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La Côte-d'Ivoire et ses secrets culinaires

Tipi Holidays in France
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Mes parents sont originaires d?Abidjan. Lorsqu?ils ont atterri à Pau, ils ne pensaient pas devoir laisser également leur culture dans leurs pays d?origine. C?est en Français pur cru que j?ai été élevé. Il n?y avait pour me rappeler mes racines que ces plats confectionnés avec beaucoup de difficultés car c?est tout de même pas évident de se procurer des ingrédients aussi exotiques que l?igname ou encore la banane plantain dans une ville du Béarn. Comme mon père qui est restaurateur, mais pour les collectivités, j?ai une véritable passion pour la cuisine. Mon projet : avec mon diplôme du lycée hôtelier en poche, ouvrir mon restaurant de spécialités ivoiriennes. Mais évidemment, il faut aller aux sources pour collecter les meilleures recettes. Abidjan me voilà !



J?ai encore de la famille à Abidjan, ce qui a facilité mes démarches administratives pour procéder au pré-enrôlement. Pour ce qui est du visa, même en ayant des parents ivoiriens, j?ai dû suivre la procédure assez longue pour son obtention. Tout d?abord, le e-visa étant obligatoire, il a fallu que je fasse ma demande sur le site snedal.com. Il faut aussi un passeport qui reste valable 6 mois après la date de retour. Heureusement, le mien est vierge car je le réservais à mon pays d?origine. Outre mes vaccins contre la fièvre jaune, Hépatite A et fièvre typhoïde, j?ai ajouté les rappels diphtérie, tétanos, polio car on n?est jamais vraiment trop prudent ! J?ai aussi constitué une trousse à pharmacie assez complète avec des médicaments contre la diarrhée ainsi que le traitement anti paludique car c?est une maladie qui cause près de 3 millions de décès annuels, avec un épicentre en Afrique. Je ne veux pas me contenter des restaurants abidjanais pour parfaire ma connaissance culinaire. J?ai prévu un petit périple jusqu?à Yamoussoukro, la capitale depuis 1983 et où de la famille pourra m?héberger.

J?ai embarqué avec des cadeaux plein ma valise. Aucun membre de la famille n?a été oublié. J?ai rapidement pu me délester des premiers à Abidjan. J?ai entrepris des virées nocturnes avec mon cousin Seydou qui lui aussi a envie de se lancer dans la cuisine. Nous avons goûté et comparé des recettes du foutou. C?est le plat national et il est généralement décliné en deux versions, à la banane ou igname ou plus souvent avec les deux. Le secret est de bien cuire le manioc et de le piler ensuite dans un mortier pour obtenir une pâte homogène. Le résultat, ce sont des boules compactes servies avec du poisson ou de la viande en sauce avec un peu de piment pour relever le tout.

Partout dans les rues, on trouve de l'aloko qui n?est rien d?autre que des tranches de grosses bananes plantain coupées et frites dans de l'huile. C?est délicieux mais on peut se lasser de ce goût. J?ai trouvé des façons de l?utiliser comme des chips justement avec du guacamole ou du tarama éventuellement. Je crois beaucoup au mélange des saveurs !

Dans l?arrière pays, j?ai pu savourer un kedjenou d?agouti, une sorte de petit ragondin sauvage. Si sa chair fait penser à celle du lapin, la sauce pour l?accommoder est totalement exotique. J?ai aussi pu ajouter les poulets et poissons braisés à ma liste de recettes avec autant de façons de le cuire que de restaurants. Mais rien à voir avec nos recettes trop sèches.

Pour les desserts, en dehors des recettes à base de lait de coco, il n?y a pas grand choses mais les fruits exotiques que je découvre me donnent des idées. Surtout les papayes et les différentes variétés de mangues.

Pour arroser le tout, on sert du bissap, la décoction d?une fleur rouge d'une légumineuse du même nom. Je ne crois pas que l?ajouterai à ma carte mais le niamakou, élaboré à partir du gingembre sera plus facile à trouver. C?est une boisson vraiment très parfumée.